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Parodie Corto, la Justice s'en mêle

Publié le par archivespratt

La note du 5 octobre dernier portait sur la parodie de Corto Maltese qui allait être publié par les Editions Robert Laffont.


Dans un commentaire
Dimitri un internaute nous apprenait que la publication était interdite


Le
Figaro du jour nous en apprend un peu plus :

 

Offense ou hommage ?

Olivier Delcroix
29/11/2007 | Mise à jour : 12:43 |
.

Une «parodie» de Corto Maltese, éditée chez Robert Laffont BD, vient d’être mise sous scellés par décision de justice.

Peut-on parodier les grandes figures de la bande dessinée sans risque ? Jusqu’à présent, aucun éditeur ne s’était risqué à pasticher Tintin, Astérix ou Lucky Luke en leur consacrant un album complet de BD. Les éditions Robert Laffont ont décidé de tenter leur chance avec Corto Maltese, le marin romantique créé en 1967 par l’Italien Hugo Pratt.

Le 6 novembre, leur nouveau département BD, dirigé par Marya Smirnoff (anciennement éditrice de BD chez Bagheera), devait lancer un pastiche du beau Corto. Après avoir été affublé du nom de Korto Maltose, le nouveau héros du scénariste Pierre Veys et du dessinateur italien Rodolpho Torti aura finalement été baptisé « Porto Farneze, l’homme de Hongkong ». Tiré à 20 000 exemplaires, un album de 80 pages portant la mention « parodie » promettait de belles ventes. Las, c’était sans compter les ayants droit d’Hugo Pratt, la société Cong S.A. dont l’objet consiste à « veiller à l’intégrité de l’oeuvre ». Dans le journal italien Il Messagero daté du 2 juillet dernier, ils apprennent l’existence dudit « pastiche ». Leur sang ne fait qu’un tour. Le gérant de Cong, Pietro Gerosa, prend contact avec Robert Laffont « pour en savoir plus ». On lui conseille poliment de contacter l’avocat du groupe, la parodie constituant l’une des exceptions aux droits d’auteurs.

En septembre 2007, Cong S.A s’allie à l’éditeur français de Corto Maltese, Casterman, et présente au tribunal d’Orléans une requête en contrefaçon destinée à bloquer la sortie des vingt mille exemplaires de la BD. « Nous avons demandé la main levée de cette saisie, précise Nicolas Brault, avocat de Robert Laffont. Mais lors de l’audience du 7 novembre, cette saisie a été confirmée. » Pour l’instant, le différend n’a pas été jugé au fond. « Cette affaire est très intéressante, conclut Me Olivier Chappuis, avocat de Cong, elle pose une question inédite : peut-on parodier une BD sans parodier son dessin ? » Réponse dans les mois à venir...